La Sanctification

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La sanctification (la croissance à la ressemblance de Christ)

Comment croître en maturité chrétienne ? Et quelles sont les bénédictions liées à la croissance chrétienne ?

Nous, nous sommes penchés sur la conversion où nous nous repentons de nos péchés et faisons confiance à Christ pour notre salut ; et maintenant,

L’aspect de l’application de la rédemption que nous proposons d’étudier à présent est un processus qui se poursuit durant toute notre vie terrestre, et où Dieu et l’homme coopèrent, chacun dans un rôle précis. Je veux parler de la sanctification :

La sanctification est une œuvre progressive à la fois de Dieu et de l’homme, qui nous rend de plus en plus libres à l’égard du péché et de plus en plus semblables à Christ dans le contexte de notre existence quotidienne.

  1. Les différences entre la justification et la sanctification

La justification est un statut légal, elle a lieu une fois pour toutes et entièrement l’œuvre de Dieu parfaite dans cette vie, elle est identique chez tous les chrétiens ; tandis que la sanctification est une condition intérieure, se poursuit tout au long de la vie. Nous y participons et jamais parfaites dans cette vie et différentes selon les personnes. Elle est en constante progression et le NT. Nous encourage à la rechercher.

  1. Les trois étapes de la sanctification

  1. La sanctification a un commencement précis, qui est le moment de la régénération.

Au moment où Dieu nous régénère, il se produit un changement moral marqué dans notre existence. Paul parle en effet du « bain de la régénération et du renouveau du Saint-Esprit » (Tite 3 :5). Une fois que nous sommes nés de nouveau, nous ne pouvons plus pratiquer le péché de manière habituelle (1Jn 3 :9). Parce que la puissance de la nouvelle vie spirituelle en nous, nous empêche de mener une vie de péché.

Ce changement moral initial constitue la première étape de la sanctification. Dans ce sens, la régénération et la sanctification se recoupent partiellement, car ce changement est en réalité un aspect de la régénération.

Mais si nous la considérons du point de vue du changement moral, nous pouvons aussi y voir la première étape de la sanctification. Lorsque Paul écrit aux Corinthiens, il dit « Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au Nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu » (1Cor 6 :11), Paul évoque une action achevée. De même dans Actes, Paul parle des chrétiens comme de « tous ceux qui sont sanctifiés » (Act 20 :32)

L’étape initiale de la sanctification implique une rupture définitive avec la domination et l’amour du péché, de sorte que le chrétien n’est plus esclave du péché et n’aime plus pécher. Paul dit : «Ainsi, vous aussi, considérez-vous comme mort aux péchés et comme vivant pour Dieu dans l’union avec Jésus-Christ… car le péché ne sera plus votre maître » (Rom 6 :11-14). Les chrétiens, écrit l’apôtre un peu plus loin, ont été « Affranchi du péché » (Rom 6 :18).

Dans ce contexte, être mort pour le péché ou affranchi du péché implique que l’on est capable de surmonter un comportement pécheur habituel dans sa vie. Paul dit aux Romains ; « Que le péché n’exerce donc plus sa domination sur votre corps mortel » et il ajoute ; «Ne mettez pas vos membres à la disposition du péché comme des armes au service du mal… mais offrez-vous vous-mêmes à Dieu » (Rom 6 :12-13). Etre mort au pouvoir dominateur du péché signifie qu’en tant que chrétiens, en vertu de la puissance du Saint-Esprit et de la vie de résurrection de Christ à l’œuvre en nous, nous avons le pouvoir de surmonter les tentations et les séductions du péché, ce qui veut dire que le péché ne sera plus notre maître, comme il l’était avant que nous devenions chrétiens.

Dans la pratique, cela signifie que nous acceptons deux vérités :

  1. D’un côté nous ne pourrons jamais dire : « Je suis totalement libre du péché », parce que notre sanctification ne sera jamais achevée

  2. Mais d’un autre côté, un chrétien ne devrait jamais dire par exemple : « Ce péché est plus fort que moi, je renonce à me battre. Cela fait 40 ans que j’ai mauvais caractère et il en sera ainsi jusqu’à ma mort. Les autres n’ont qu’à s’en accommoder et m’accepter comme je suis » dire une chose pareille, c’est reconnaitre la domination du péché sur ma vie. C’est s’avouer vaincu et accepter qu’il règne dans notre corps. C’est désobéir à l’Ecriture qui nous demande de nous considérer « comme mort au péché, et comme vivant pour Dieu dans l’union avec Jésus-Christ » (Rom 6 :11).

C’est nier cette vérité biblique selon laquelle, le péché ne sera plus notre maître (Rom 6 :14)

La rupture initiale avec le péché implique donc une réorientation de nos désirs, de sorte que l’amour du péché ne dominera plus dans notre vie. Paul sait que ces chrétiens étaient autrefois des esclaves du péché, comme les non-croyants, mais il leur annonce qu’ils en sont désormais affranchis. Dieu soit loué. Si autrefois, nous étions esclaves du péché, nous avons maintenant obéi de tout notre cœur à l’enseignement fondamental auquel nous avons été soumis, et à présent, affranchis du péché, nous sommes devenus esclaves de la justice (Rom 6 :17-18). Ce changement dans nos affections et nos désirs fondamentaux intervient au début de la sanctification.

 

 

 

2   La sanctification augmente tout au long de la vie

Même si le NT indique un début précis de la sanctification, il la voit aussi comme un processus qui se poursuit tout au long de la vie chrétienne. C’est le sens principal qu’à ce terme dans la théologie systématique c’est-à-dire les enseignements doctrinaux de la Bible.

Paul reconnait bien sûr que le péché est toujours présent dans la vie ; c’est à cela qu’il les encourage-t-il à ne pas le laisser exercer sa domination sur les chrétiens et à ne pas céder, (Rom 6 :12-13). Notre rôle en tant que chrétien est donc de progresser toujours plus dans la sanctification, de la même manière qu’auparavant , ils s’enfonçaient de plus en plus dans le péché ; de même que nous nous avons offert autrefois nos membres en esclaves à des passions dégradantes et immorales pour vivre une vie déréglée, de même offrons-nous maintenant en esclaves à la justice pour mener une vie sainte (Rom 6 :19).

Tout au long de la vie chrétienne, dit Paul ; « nous tous… sommes transformés en son image dans une gloire dont l’éclat ne cesse de grandir » (2Cor 3 :18).

Au fur et à mesure que nous avançons, nous devenons progressivement plus semblables à Christ. C’est pourquoi l’apôtre dit : « oubliant ce qui est derrière moi, et tendant toute mon énergie vers ce qui est devant moi, je poursuis ma course vers le but pour remporter le prix de la vocation céleste.. » (Phil 3 :13-14). Le contexte de cette affirmation est important, Paul avait reconnu quelques versets plus haut qu’il n’avait pas encore atteint la perfection, mais qu’il continuait à courir pour accomplir tous les desseins de Dieu à son égard.

Puisqu’ils se sont « revêtus de l’homme nouveau … qu’il se renouvelle pour être l’image de son Créateur » (Col 3 :10), Paul exhorte les Colossiens à ne pas se mentir l’un à l’autre. Il montre ainsi que la sanctification implique une ressemblance croissante à Christ à la fois dans nos pensées, nos paroles et nos actes.

L’auteur des Hébreux encourage ses chrétiens à se débarrer « de tout fardeau, et du péché qui nous cerne si facilement de tous côtés » (Héb 12 :1) et à s’efforcer de mener « une vie de plus en plus sainte, sans laquelle nul ne verra le Seigneur » (Héb 12 :14), Jacques écrit : « Ne vous contentez pas d’écouter la parole, mettez-là en pratique » Jc 1 :22) et Pierre dit ; « Soyez saints dans tout votre comportement » (1Pie 1 :15).

Il n’est pas nécessaire de multiplier les citations, car une grande partie du NT s’attache à expliquer aux chrétiens des différentes églises comment grandir à la ressemblance de Christ. Toutes les exhortations et les recommandations morales des épitres s’appliquent ici, car toutes exhortent les chrétiens à une plus grande sanctification dans un aspect ou un autre de leur existence.

L’objectif principal de tous les écrivains du NT est que notre sanctification augmente tout au long de notre vie chrétienne.

 

3   La sanctification s’achève à la mort pour nos âmes et au retour du Seigneur pour nos corps

Du fait que le péché ne disparait jamais complètement de nos cœurs, bien que nous soyons chrétiens (Rom 6 :12-13 ; 1Jn 1 :8) notre sanctification ne sera jamais achevée dans cette vie. Mais une fois que nous mourons et que nous sommes avec le Seigneur, elle est terminée dans un sens, parce que nos âmes sont alors libérées du péché et rendues parfaites. L’épitre aux Hébreux dit que lorsque nous entrons dans la présence de Dieu pour l’adoration, nous nous approchons « des esprits des justes qui sont parvenus à la perfection » (Héb. 12 :23), comme anticipation du fait que « rien d’impur ne pourra… pénétrer » dans la présence de Dieu et de la cité céleste (Ap 21 :27).

Cependant, lorsqu’on sait que la sanctification implique la personne tout entière, y compris le corps (2Cor 7 :1 ; 1Thess 5 :23) on comprend qu’elle ne sera totalement achevée qu’au retour du Seigneur, lorsqu’il nous donnera un corps de résurrection. Nous attendons la venue de notre Seigneur Jésus-Christ, qui « transformera notre misérable pour le rendre conforme à son corps glorieux » (Phil 3 :21). C’est « au moment où il viendra » (1Cor 15 :23) que nous ressusciterons avec un corps incorruptible. Alors « Nous porterons… l’image  de l’homme qui appartient au ciel » (1Cor 15 :49).

Processus de la sanctification est égale d’abord esclave du péché avant la conversion, puis croissance dans sainteté, et puis la sainteté parfaite. Vous pouvez la représentez en dents de scie, pour vous montrer qu’il ne s’agit pas d’un processus uniforme ; à certains moments nous avançons, alors qu’à d’autres, nous avons l’impression de régresser. Dans le cas extrême ; un chrétien qui a très peu recours aux moyens de sanctification, mais qui au contraire reçoit un mauvais enseignement, qui est privé d’une bonne communion fraternelle et qui délaisse la parole de Dieu et  la prière peut rester des années en ne progressant que très peu. Mais tel n’est assurément pas le schéma normal ou souhaité de la vie chrétienne. Il est même totalement anormal.

4   La sanctification n’est jamais achevée dans cette vie

Il y a toujours eu des chrétiens dans l’histoire de l’Eglise pour dire que si Dieu nous a donné des commandements comme celui de « Votre Père céleste est parfait. Soyez donc parfaits comme lui » (Mat 5 :48) ou « purifions-nous de tout ce qui corrompt le corps et l’esprit, pour mener ainsi une vie pleinement sainte en adorant Dieu » (2Cor 7 :1), il doit aussi nous donner la capacité de les mettre parfaitement en pratique. Pour certains il est donc possible selon eux d’atteindre la perfection dans cette vie. Ils déduisent en outre de la prière de Paul pour les Thessaloniciens « que le Dieu de paix vous rende lui-même entièrement saints » (1Thess 5 :23), et qu’elle est peut-être devenue réalité pour certains chrétiens de Thessaloniciens. En effet, augmentent-ils, Jean n’a-t-il pas dit « celui qui demeure uni à lui ne pèche pas » (1Jn 3 :6) ? Ces versets ne montrent-ils pas qu’il est possible d’atteindre la perfection ? Mais lorsqu’on y regarde de plus près, ces textes n’étayent pas la position perfectionniste.

Pour cela, l’Ecriture n’enseigne jamais que Dieu donne toujours ce qu’il ordonne. Dieu demande à tous les hommes de respecter l’ensemble de ces lois morales et il les tient pour responsables de leur désobéissance, même si les hommes non régénérés sont pécheurs, et en tant que tels, morts à cause de leurs fautes et de leurs péchés et donc incapables d’obéir à ces lois. Le commandement de Jésus à être parfait comme notre Père céleste  est parfait (Mat 5 :48) nous montre simplement que la pureté morale absolue de Dieu est la norme vers laquelle nous devons tendre. Le fait que nous soyons incapables de l’atteindre ne signifie pas que celle-ci sera abaissée ; cela nous montre plutôt que nous avons besoin de la grâce et du pardon de Dieu pour surmonter le péché qui subsiste encore en nous. De même, quand Paul demande aux Corinthiens de mener une vie parfaitement sainte dans la crainte du Seigneur (2Cor 7 :1), ou qu’il prie que Dieu rende les Thessaloniciens entièrement saints (1Thess 5 :23), il indique le but qu’il désire qu’ils atteignent. Il ne sous-entend pas que certains l’atteindront, mais il dit simplement que telle est la norme morale élevée vers laquelle Dieu veut que tous les chrétiens tendent.

En affirmant que « celui qui demeure uni à lui ne pèche jamais » (1Jn 3 :6), Jean n’enseigne pas que certains d’entre nous atteindrons la perfection. Parce que le présent des verbes grecs évoque en effet une activité continuelle ou habituelle : « celui qui demeure uni à lui ne persiste pas dans le péché. Celui qui continue à pécher  ne l’a jamais vu et ne l’a jamais connu » Jean reprend cette même idée quelques versets plus loin, il dit : « celui qui est né de Dieu ne s’adonne pas au péché, car la vie qui vient de Dieu a été implantée en lui et demeure en lui. Il ne peut pas continuer à pécher, puisqu’il est né de Dieu » (1Jn 3 :9).

Bien-aimés, si ces versets parlaient de l’absence totale de péché, alors ils devraient se vérifier dans la vie de tous les chrétiens, parce qu’il y  est question de tous ceux qui sont nés de Dieu, qui ont vu Christ et qui l’ont connu.

A mon humble avis, l’Ecriture ne semble pas enseigner qu’il est possible à quiconque d’être entièrement libre du péché dans ce monde. Par contre, des textes à la fois dans l’AT et du NT montrent  clairement que nous ne pouvons pas être parfait d’un point de vue moral dans cette vie. Dans sa prière de dédicace du Temple, Salomon dit : « Il se peut qu’ils commettent un péché contre toi, car quel est l’homme qui ne commet jamais de péché ? » (1Rs 8 :46).

De même, nous trouvons dans le Livre des Proverbes cette question rhétorique qui appelle implicitement une réponse négative : « Qui osera dire : J’ai purifié mon cœur, je suis pur de toute faute ? » (Prov 20 :9).

L’Ecclésiaste enfin affirme explicitement ; « Il n’y a sur terre aucun homme juste qui fasse toujours le bien sans jamais péché » (Ecc 7 :20).

Dans le NT, Jésus demande à ses disciples de prier : « Donne nous aujourd’hui notre pain quotidien ; et pardonne nous nos péchés, comme nous aussi nous avons pardonné à ceux qui ont péché contre nous » (Mat 6 :11-12). Tout comme la prière pour le pain quotidien constitue un modèle de prière à répéter chaque jour de la vie d’un chrétien.

Quand Paul mentionne la puissance que reçoit le chrétien pour lutter contre le péché ; il ne veut pas dire que celui-ci ne péchera plus jamais. Il commande tout simplement aux chrétiens de ne pas se laisser le péché exercer sa domination sur leur corps et de ne pas mettre leurs membres à sa disposition (Rom 6 :12-13). Il ne dit pas qu’ils ne pécheront plus, mais que le péché ne sera plus leur maître (Rom 6 :14). Le fait même qu’il donne ces commandements montre qu’il a conscience que le péché continuera à être présent dans la vie des chrétiens aussi longtemps qu’ils seront sur terre.

Si Jacques le frère du Seigneur a pu dire : « chacun de nous commet des fautes de bien des manières » (Jc 3 :2), à combien plus raison le pouvons-nous ! Enfin, dans la même lettre où Jean déclare si souvent qu’un enfant de Dieu ne pratique pas le péché de façon régulière, nous trouvons cette affirmation : « si nous prétendons n’être coupables d’aucun péché, nous vivons dans l’illusion, et la vérité n’habite pas en nous » (1Jn 1 :8). Jean exclut explicitement la possibilité d’être entièrement libre de tout péché, il dit en fait que quiconque prétend qu’il n’a pas de péché se séduit lui-même et que la vérité n’est pas en lui.

Mais une fois établi le fait que la sanctification ne sera jamais achevée dans cette vie, nous devons faire preuve de beaucoup de sagesse et de prudence pastorales dans la façon dont nous appliquons cette vérité. Sinon certains pourraient y voir une excuse pour ne pas rechercher la sainteté, alors que de nombreux versets du NT nous exhortent au contraire à croitre dans la sanctification. D’autres, sachant qu’ils ne seront jamais parfaits dans cette existence, risquent de perdre tout espoir de progresser, une attitude qui est également contraire à l’enseignement de Romains 6 et d’autres passages qui affirment que nous pouvons vaincre le péché grâce à la puissance de résurrection de Christ en nous. C’est pourquoi, même s’il est vrai que notre sanctification ne sera jamais totale ici-bas, il faut également souligner qu’elle devrait être en constante progression.

De plus, au fur et à mesure que les chrétiens avancent dans la maturité, les péchés qui demeurent dans leur vie ne concernent pas tant des paroles ou des actes visibles, que des attitudes intérieures mauvaises, comme l’orgueil et l’égoïsme, le manque de courage ou de foi, l’absence d’amour pour Dieu et notre prochain, l’incapacité à lui faire pleinement confiance dans toutes les situations. Ce sont pourtant là des péchés bien réels. Ils montrent combien nous sommes loin de la perfection de Christ.

Toutefois, le fait de reconnaitre la nature de ces péchés qui subsistent même chez les chrétiens matures permet également de lever tout malentendu quand nous affirmons que personne ne sera jamais parfait et libre du péché dans cette vie. Il est assurément possible que de nombreux chrétiens mûrs ne désobéissent pas consciemment à Dieu par leurs paroles ou leurs actes au cours de leurs journées. En fait, si les responsables chrétiens doivent être un modèle pour les chrétiens par leurs paroles, leur conduite, leur amour, leur foi et leur pureté (1Tim 4 :12), leur vie sera probablement exempte de paroles ou d’actes que leur entourage estimera répréhensibles. Nous restons néanmoins encore très loin de la liberté totale face au péché dans nos motivations, nos pensées et les intentions de notre cœur.

John Murray note que lorsque le prophète Esaïe vit la gloire de Dieu, il ne peut que s’écrier :  « Malheur à moi ! Je suis perdu, car j’ai les lèvres impures et j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures. Et voici que, de mes yeux, j’ai vu le Roi, le Seigneur des armées célestes » (Es 6 :5). Et face au Tout-Puissant, Job dont la droiture est pourtant soulignée  au début du livre, dit simplement, « jusqu’à présent j’avais seulement entendu parler de toi. Mais maintenant, mes yeux t’ont vu. Aussi je me condamne, je regrette mon attitude en m’humiliant sur la poussière et sur la cendre » (Job 42 :5-6). Ces exemples, ainsi que le témoignage d’autres saints tout au long de l’histoire de l’Eglise amènent Murray à cette conclusion : de fait, plus une personne est sanctifiée, plus elle est conforme à l’image de son Sauveur, et plus elle doit avoir en horreur tout manque de conformité à la sainteté de Dieu. Plus profonde sera sa compréhension de la majesté de Dieu, plus grand son amour pour lui, plus intense son aspiration à remporter le prix de la vocation de Dieu en Jésus-Christ, et plus elle aura conscience de la gravité du péché qui subsiste en elle et le détestera…Ne fut-ce pas là la réaction de tous les croyants qui eurent une révélation plus profonde de la sainteté de Dieu ? (John Murray, Redemption Accomplished and Applied, p. 145)

C  Dieu et l’homme coopèrent dans la sanctification

La suite viendra après !!!!